Témoignage d’Eloïse N. (ESIPE)

j’ai découvert une ambiance extraordinaire, des étudiants qui se serrent les coudes et avec qui, 3 ans après, je suis toujours proche

Après ma terminale S, je suis rentrée en maths sup PCSI à Baggio car cette prépa me permettait d’accéder à un niveau d’excellence malgré le fait que mes notes de terminale ne soient pas extraordinaires. Me voilà donc partie pour Lille, pleine d’appréhension, la tête remplie d’images provenant de reportages divers, de témoignages variés, qui décrivent la prépa comme une chose horrible psychologiquement, un univers où seul l’esprit de compétition fait loi. Et là, j’ai découvert une ambiance extraordinaire, des étudiants qui se serrent les coudes et avec qui, 3 ans après, je suis toujours proche, des professeurs toujours là pour nous aider, qui nous comprennent et qui font tout pour qu’on y arrive.

Malheureusement, j’ai eu du mal à suivre le rythme. J’ai malgré tout persévéré toute l’année avant de me réorienter …  Malgré la déception, je suis allée en DUT génie civil, afin de poursuivre mon cursus. Le génie civil parce que créer, concevoir, comprendre le monde qui m’entoure sont des choses qui me motivaient. Là, j’ai vu à quoi avaient servi mes cours de prépa ! Les moments, les torseurs, les matrices … tout prenait sens.

Grâce à mes acquis en prépa PCSI, je suis arrivé en tête de promo en DUT. Or, les meilleurs étudiants de DUT peuvent ensuite entrer en école d’ingénieur. Il est clair que sans mon bagage de prépa, je n’aurais jamais autant accroché en cours, et le DUT ne m’aurait pas autant plu.

C’est assez drôle, ayant connu le milieu de la prépa, de pouvoir en reparler 3 ans après. Je suis en alternance, je fais des allers/retours entre mon école (l’ESIPE école supérieure d’ingénierie Paris Est Marne la Vallée) et mon entreprise. Je suis à la fois étudiante et employée d’Eiffage construction en tant qu’apprentie chargée d’affaire en étude de prix.

Même si votre prépa ne vous a pas emmené là où vous le vouliez, d’autres voies existent, mais ce qui est sûr, c’est que sans Baggio, je n’en serais pas là où je suis actuellement. Même une simple maths sup sur un CV, ça peut faire la différence, mais surtout, les amis, les souvenirs, les méthodes de travail … Tout est bon à prendre jusqu’au dernier jour.

Eloïse N. PCSI 2010-2011

Etudiante à l’ESIPE

Employée d’Eiffage construction