Questions fréquentes et idées reçues sur les prépa

Est-ce qu’il faut être un génie pour aller en prépa ?

NON !

Les classes préparatoires s’adressent à des élèves motivés et ayant envie de s’investir pour leur réussite. Les méthodes et le rythme de travail s’acquièrent progressivement, avec l’aide des professeurs.

Faut-il être parmi les tout premiers de sa classe de Terminale pour réussir en prépa ?

NON !

Le potentiel et la motivation de l’élève sont des facteurs importants dans l’évaluation de sa capacité à réussir en classes préparatoires.

30% des inscrits en première année de CPGE sont des bacheliers n’ayant obtenus qu’une mention « assez bien ou passable ».

Est-ce que je serai pris en prépa ?

L’admission en prépa dépend des avis donnés par les commissions de recrutement des lycées dans lesquels vous aurez postulé. Ces commissions étudient vos bulletins de 1ère et de Terminale, ainsi que les notes obtenues à l’épreuve anticipée de Français.

Pour une CPGE scientifique, la commission regarde en priorité les notes de mathématiques et de physique (et de SI pour les élèves de S-SI), ainsi que les appréciations de vos professeurs. Les membres de la commission recherchent avant tout :

  • des appréciations encourageantes sur les bulletins scolaires, telles que « élève sérieux et motivé », « bon travail », « attitude constructive », « peut progresser »;
  • des « bonnes » notes et un « bon » classement dans les disciplines scientifiques;
  • si possible, des notes correctes dans les disciplines littéraires;
  • une attitude reflétant votre sérieux et votre motivation (assiduité en cours notamment).

Suis-je fait(e) pour la prépa ?

  • Etes-vous prêt à faire des études longues ? (en prépa, on s’engage pour un bac +5).
  • Aimez-vous les sciences ? (en prépa scientifiques, on fait BEAUCOUP de sciences !).
  • Avez-vous besoin d’être encadrés, d’avoir un suivi régulier ?
  • Etes-vous ambitieux ?

Si oui, la prépa est une filière qui vous conviendra.

Est-ce que la prépa, c’est le bagne ?

NON !

La quantité de travail est en effet très importante. Cependant, les étudiants sont extrêmement encadrés et épaulés pour pouvoir gérer cette charge de travail. Les études supérieures sont toutes très exigeantes. En prépa, le taux d’encadrement très fort permet un suivi personnalisé de chaque étudiant.

Est-ce que les classes prépa demandent beaucoup de travail aux étudiants ?

OUI !

Les cours représentent en moyenne 30 heures par semaine, auxquelles doivent s’ajouter environ 20 heures de travail personnel (soit 2 à 3 heures chaque soir et quelques heures le week-end). C’est ainsi que les classes préparatoires scientifiques vont fournir le bagage de base pour la suite des études d’ingénieurs.

Au-delà des connaissances, la formation transmet des capacités de travail, de réflexion, d’organisation, d’autonomie, d’efficacité, de rigueur, de recherche scientifi que et de mise en oeuvre des savoirs théoriques.

Travailler plus peut-être, travailler mieux sûrement !

Les méthodes de travail des CPGE sont l’une des raisons de leur succès. Les méthodes pédagogiques employées sont multiples. Les étudiants sont invités à fournir un travail intensif de qualité.

Plus qu’une préparation aux concours, les classes prépa s’engagent à former les futurs cadres dirigeants et chefs d’entreprises français.

Les classes prépa sont-elles un milieu fermé et ultra-sélectif ?

NON !

Les classes prépa sont publiques et gratuites dans la grande majorité des cas (90 % pour les prépa scientifiques).

Tous les étudiants peuvent y postuler via le portail Admission post bac (APB).

Ce système, réputé très sélectif, l’est en réalité relativement peu : 40 000 places en CPGE pour 80 000 demandeurs (à comparer aux taux de sélectivité en médecine, droit, sciences politiques, IUT qui sont tous plus élevés ou beaucoup plus élevés).

Le recrutement en CPGE suit une procédure nationale, défi nie et organisée par le ministère de l’Education nationale, et basée sur les résultats de première et terminale des candidats. Cette procédure assure une équité parfaite dans la sélection des élèves.

Mais il faut oser être candidat !

En prépa, il existe un esprit de compétition entre les étudiants ?

NON !

Les prépa permettent à chacun de donner le meilleur de soi-même, grâce à l’émulation et à la stimulation qu’il existe au sein de chaque classe. En revanche, les étudiants s’entraident et se soutiennent, et on se fait souvent de très bons amis en prépa.

En classe prépa scientifique, les interrogations orales se font par trinômes, les travaux pratiques par binômes, les travaux d’initiative personnelle encadrés (TIPE) souvent par deux ou trois, les devoirs à la maison aussi. Autant d’occasions de travailler en équipe pour réussir ensemble.

Ces méthodes sont ainsi l’occasion pour les étudiants d’apprendre à travailler en groupe.

Beaucoup d’élèves ont compris qu’ils seront plus performants dans l’entraide que dans la concurrence.

La vie en internat renforce fortement les liens entre les élèves. L’entraide naît de la proximité, notamment entre ceux qui étudient dans des classes à effectifs réduits et qui cohabitent à l’internat.

En prépa, les notes chutent-elles vertigineusement ?

OUI et NON !

Il n’y a pas de corrélation significative entre le classement en CPGE et le dossier scolaire.

Les élèves de CPGE ont souvent été habitués au lycée à avoir de très bonnes notes depuis de nombreuses années. En prépa, les moyennes sont de 10 à l’écrit et de 12 à l’oral. Toute notation est relative. Les évaluations sont multiples (devoir surveillé, devoir maison, interrogations orales, travaux pratiques …), ce qui permet de modérer les effets d’une notation assez stricte des devoirs surveillés. Les professeurs récompenseront toujours un travail sérieux, même s’il n’est pas parfait.

En prépa, l’enseignement est purement théorique ?

Les CPGE apportent une base théorique nécessaire à la formation des ingénieurs en cinq ans. L’approche expérimentale tient cependant une place privilégiée lors des séances de travaux pratiques (Sciences Physiques et Sciences de l’Ingénieur), lors du projet de TIPE (Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés), lors des expériences de cours …

En prépa, on ne fait que bachoter sans comprendre ?

Contrairement au bac où l’élève est noté sur un exercice auquel il a déjà répondu dans l’année, avec de légères variantes, les exercices du concours aux grandes écoles sont toujours des sujets originaux.

Les candidats doivent donc répondre à un sujet différent de ceux qu’ils ont vus auparavant.

Leur réussite dépendra de ce qu’ils ont assimilé en termes de réflexion et des méthodes de travail et de synthèse, en complément bien évidemment des connaissances apprises.

Les connaissances sont essentielles mais leur mise en oeuvre est le coeur de la créativité et de l’innovation.

Une seule solution pour réussir : avoir compris.

En sciences physiques ou industrielles, les épreuves de concours traitent souvent de problématiques modernes, dérivées de travaux de recherche récents ou issus des développements d’entreprises de haute technologie.

En prépa, tous les élèves sont déprimés ?

Les élèves travaillent dur mais ils savent que leur travail portera ses fruits et qu’ils réussiront. Peu de formations ont un tel taux de réussite.

Il faut garder en mémoire qu’obtenir un master n’est pas chose aisée : dans quelque filière que ce soit, il faudra travailler sérieusement.

Il peut se produire des erreurs d’orientation, par exemple, le fait de choisir à tout prix un établissement pour sa notoriété et de ne pas y réussir, ou de se découvrir sur le tard une passion pour un cursus universitaire. Les crédits ECTS acquis en CPGE permettent le plus souvent des réorientations sans perdre d’année.

Les étudiants de CPGE ont en tout cas l’avantage d’être encadrés par des professeurs qui n’ont souvent qu’une seule classe et qui les connaissent parfaitement, ce qui augmente considérablement leurs chances de réussite.

Ces professeurs ont uniquement des préoccupations pédagogiques et pas d’autre fonction que d’assumer la formation, le suivi et l’accompagnement des élèves dans leurs choix. Ces professeurs ont à coeur de faire réussir leurs étudiants et veillent à leur forme psychologique.

Les élèves peuvent et doivent s’organiser dans leur travail pour pouvoir se réserver du temps libre pour leurs activités extra-scolaires.

Quelle prépa choisir ?

Toutes les prépa n’ont pas le même niveau de sélectivité. Pour choisir sa prépa, il faut se demander :

  • si on préfère rester près de sa famille;
  • si on préfère être premier dans une classe de niveau moyen ou dernier dans une classe de très haut niveau;
  • quelles sont les matières que l’on préfère.

Toutes les prépa permettent d’intégrer toutes sortes d’écoles d’ingénieur. Pour donner le meilleur de soi-même, il faut se sentir bien dans sa prépa.

Que fait-on après une prépa ?

Il y a de nombreuses places en écoles d’ingénieur à l’issue des classes préparatoires scientifiques.

Le système des concours est davantage un système d’affectation que de sélection. Chaque année, près de deux mille places en écoles restent non pourvues.

Chacun, s’il travaille sérieusement, est donc assuré d’intégrer une école (à condition de ne pas se présenter uniquement aux concours des plus prestigieuses et d’être conscient de ses propres possibilités).

Des équivalences (validation de crédits ECTS) existent également pour permettre de poursuivre ses études dans d’autres établissements et notamment à l’université  (avec les plus grandes chances de réussite) en cas d’échec en CPGE ou par choix.

85 % des étudiants débutant une CPGE scientifique intègrent une grande école et, au besoin via une réorientation, 99 % obtiennent un grade de master.

Pourquoi faire une prépa « classique » plutôt qu’une prépa intégrée ?

Les prépa « classiques » mènent à un très grand nombre d’école extrêmement variées, notamment aux plus prestigieuses (Centrale, Mines, Arts et Métiers …).

Cela laisse donc un choix très vaste de formations. Il est rare de savoir en terminale quel sera votre niveau en prépa. Choisir une prépa classique permet de se garder un maximum de portes ouvertes, et de se laisser la possibilité d’intégrer la meilleure école possible.

 Les classes prépa créent-elles des inégalités ?

Les classes prépas ne créent pas d’inégalités, elles héritent de celles générées par le système d’enseignement primaire et secondaire et réussissent même à les atténuer.

Au niveau du baccalauréat on constate une différence d’une mention entre les boursiers et non-boursiers (bourses du supérieur), soit deux points de moyenne. Au niveau des concours après CPGE, cette différence est réduite de deux tiers à trois quarts pour l’ensemble des matières. Elle est nulle pour les matières nouvelles dans le supérieur (non abordées au lycée).

Les classes prépa gomment les écarts de niveau qui peuvent être constatés à la sortie du secondaire, entre boursiers et non-boursiers.

Les grandes écoles et les CPGE sont, depuis de nombreuses années déjà, convaincues de la nécessité de favoriser l’épanouissement de toutes les intelligences. C’est pourquoi les fi lières technologiques ont été, et seront encore, développées.

Par ailleurs, elles sont parfaitement conscientes du rôle fondamental qu’elles doivent jouer pour faciliter l’accès des catégories socioprofessionnelles les plus modestes aux formations les plus prestigieuses.